Portraits et créations sur commande
Speed City

Huile sur toile
Inspirée par une photographie publiée dans la presse, Martine réinterprète ici une scène urbaine contemporaine pour en révéler toute la tension et la puissance. Speed City plonge le spectateur au cœur d’une mégapole où la vitesse semble dicter sa loi. Les bâtiments inclinés, les perspectives déformées et le tunnel lumineux créent un effet d’aspiration, comme si la ville elle-même absorbait le regard.
Les couleurs vives et contrastées insufflent une énergie presque euphorique, tandis que la présence discrète d’un marquage pour piétons et cyclistes rappelle la fragilité de la place humaine dans cet univers dominé par le flux et la circulation.
À travers cette œuvre, Martine pose une question essentielle : les grandes villes restent‑elles humaines, ou deviennent‑elles inhumaines par leur rythme effréné et leur densité ? Speed City ne cherche pas à répondre, mais à ouvrir un espace de réflexion, vibrant et troublant.
⚡️ Une ville qui aspire le regard
Tout converge vers le tunnel, comme si la ville elle-même aspirait le spectateur. Les bâtiments penchés, les lignes fuyantes, les couleurs saturées : tout donne une impression de vitesse, de pression, de mouvement irrépressible. On ne marche pas dans Speed City, on est emporté.
🚴♂️ Des voies parallèles, mais pas égales
La présence du marquage pour piétons et cyclistes est frappante. Elle semble dire : “il y a encore une place pour l’humain”. Mais cette place est étroite, marginale, presque décorative. Le cœur de la composition, c’est la route, le tunnel, le flux. L’humain est toléré, mais pas central.
🌈 Une palette vive, presque euphorique
Les couleurs sont éclatantes, presque joyeuses — mais cette joie est ambiguë. Elle peut être celle de la modernité, de la créativité, de l’énergie… ou celle d’un carnaval qui masque le vertige. On est dans une ville qui brille, mais qui brûle aussi.
🏙️ Ville humaine ou inhumaine ?
Ce tableau ne tranche pas. Il montre une ville qui fascine autant qu’elle inquiète. Elle est humaine dans sa complexité, dans sa beauté, dans ses détails. Mais elle devient inhumaine par sa vitesse, sa verticalité, son indifférence au rythme naturel.
C’est une ville qui ne regarde pas en arrière. Une ville qui avance, même si on n’est pas prêt. Une ville qui pose cette question sans jamais y répondre.
