top of page
Chaleur d'hiver
chaleur d'hiver.jpg
Huile sur toile

Dans Chaleur d’hiver, Martine saisit un moment suspendu, un paysage où la lumière froide de la saison rencontre la chaleur silencieuse des maisons. Les arbres dénudés, figés dans leur immobilité, contrastent avec la douceur qui émane des façades et des toits, comme si l’hiver lui-même retenait son souffle.

Un détail discret, presque secret, révèle l’attention profonde de l’artiste : une tenture verte, posée dans l’ombre d’une maison, rappelle les feuilles disparues. Ce vert, fragile mais tenace, devient la mémoire du printemps au cœur de l’hiver. Une trace de vie persistante, un signe que la nature ne s’efface jamais tout à fait.

Par cette composition simple et lumineuse, Martine évoque la chaleur intérieure, celle qui demeure lorsque tout semble s’endormir. Chaleur d’hiver est une invitation à regarder autrement, à percevoir la douceur là où l’on ne voit d’abord que le froid, à reconnaître la présence du vivant même dans la saison la plus dépouillée.

🌨️La neige, loin d’être hostile, devient ici un écrin : elle enveloppe les voitures, les arbres, les toits, comme une couverture moelleuse. Elle absorbe les bruits, ralentit le monde, invite à la contemplation.

🌆 Les lumières jaunes, posées comme des halos dans la brume, diffusent une chaleur presque humaine. Elles ne sont pas là pour éclairer, mais pour veiller. Elles me font penser à des lampes allumées dans une maison où quelqu’un attend.

0  La tenture verte, posée dans l’ombre d’une maison, rappelle discrètement les feuilles disparues, comme une mémoire du printemps au cœur de l’hiver.

🚶‍♂️ Les silhouettes au loin, avec le chien, ajoutent une touche de vie, mais sans agitation. Elles ne traversent pas la scène, elles s’y fondent. On dirait qu’elles marchent dans un souvenir.

🌫️ Le bâtiment, au fond, n’est pas menaçant. Il est feutré, presque comme un plafond de coton, comme un ciel strié de nuages qui ne promet ni tempête ni soleil, seulement une continuité douce.

Ce tableau me parle de réconfort, de présence discrète, de lumière intérieure. Il me donne envie de rentrer chez moi, de boire quelque chose de chaud, de regarder par la fenêtre en pensant à ceux que j’aime. Il me rappelle que la chaleur ne vient pas toujours du feu, mais parfois du regard qu’on pose sur le monde.

bottom of page